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Huis clos, de Jean-Paul Sartre (part1)

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Maya


Admin

Introduction

Auteur

Son enfance :

Jean Paul Sartre est né le 21 juin 1905 et est mort le 15 avril 1980 à Paris. Fils unique, il provient d’une famille bourgeoise ; sa mère descendante d’une famille d’intellectuels. Sartre n’a pas connu son père car il est mort de la fièvre jaune 15 mois après sa naissance. C’est donc son grand-père, Charles Schweitzer qui a imposé l’image du père et qui l’éduque avant qu’il entre à l’école publique à 10 ans. Il a vécu avec sa mère et les parents de celle-ci. Jean-Paul Sartre va être choyé, adoré et souvent félicité ce qui va le conduire un certain narcissisme (beaucoup d’amour pour lui-même). Cette période se termine en 1917 (Sartre âgé de 10 ans) lorsque sa mère décide de se remarier avec un polytechnicien, Sartre ne l’aime car il doit partager sa mère qui était auparavant sa « propriété exclusive ».

Ses études :

Jean-Paul Sartre fait ses études secondaires et supérieures au lycée Henri IV ou il devient ami avec Paul Nizan. Ils resteront amis durant toutes leurs existences. Sartre étudie le grec et le latin dans lequel il excelle.
Par la suite Sartre et Nizan font leurs hypokhâgnes. Ce sont des classes préparatoires littéraires qui constituent en France une des 3 filières des classes préparatoires aux grandes écoles. Elles préparent en deux ans aux concours littéraires d'admission des écoles normales supérieures. Ils sont tous les deux reçus au concours. En 1928, Sartre échoue à l’agrégation de philosophie mais prépare le concours pour une seconde fois où il rencontre Simone de Beauvoir (philosophe, romancière et essayiste française) avec qui il nouera une relation libertine. A la seconde tentative Sartre est reçu premier à l’agrégation et Simone de Beauvoir remporte la deuxième place.
En 1931, Jean-Paul Sartre a fini son service militaire et devient professeur de philosophie au lycée du Havre.

Son engagement :

-Durant la deuxième guerre mondiale Sartre s’engage comme soldat. Il écrit dans son carnet qu’il appelait lui-même « carnets de la drôle de guerre » où il raconte sa mobilisation
-Dès son retour à Paris Sartre, créé un parti qu’il appelle « Socialisme et liberté » avec une cinquantaine de ses amis. Peu de temps après le groupe de dissout. Mais Sartre n’abandonne pas.
-Sartre est d’accord avec les pensées de Marx mais ne donne pas ses faveurs pour le parti communiste.
-Sartre décide de s’engager d’avantage à la vie politique. Il créé le RDR (Rassemblement démocratique révolutionnaire) (prônait un socialisme révolutionnaire et démocratique qui rejetait à la fois le stalinisme du Parti communiste français). Peu de monde le soutien.
-Sartre finit par voir le communisme comme une solution aux problèmes du prolétariat (ouvriers)
-1952-1956 adhère au parti communiste et devient même membre du Conseil mondiale de paix (mouvement pour la paix à l’époque dirigé par les communistes)
-En 1964 Sartre refuse le prix Nobel car selon lui « aucun homme ne mérite d’être sacré de son vivant ». Il avait aussi refusé la Légion d’honneur en 1945 et une chaire au Collège de France.
-Sartre était très actif politiquement, il soutenait notamment l’indépendance du peuple algérien, la révolution cubaine et le problème israélo-palestinien, etc.

Son œuvre :

-1938 « la Nausée » C'est avec ce livre que Sartre devient célèbre
-1939 « le Mur » recueil de nouvelle où Sartre aborde les thèmes politiques des années trente : la guerre d'Espagne
-1943 « les Mouches » c’est la première pièce de théâtre de Sartre montrée au public sans compter Bariona. Il a fait cette pièce pour une amie.
-1944 Huis Clos (définition : Procès auquel le public n'est pas autorisé à assister)
-1948 « les Mains sales » drame autobiographique. Sartre y décrit ses luttes intellectuelles en relation avec son entrée dans un parti « révolutionnaire » en 1948
-1964 « les Mots » autobiographie de 4 à 11 ans

Contexte historique et littéraire

Cette pièce a été écrite au 20ème siècle, en 1944, durant la seconde guerre mondiale (39-45). Comme on l’a dit avant, Sartre a été mobilisé en 1940. Elle est marquée par l’existentialisme. L’existentialisme est un courant littéraire et philosophique introduit en France par Sartre au début des années 40. Ce courant affirme que l’homme est libre. Sartre déclare : « l’existence précède l’essence ». Selon lui, l’homme est libre, il décide lui-même de ce qu’il fait. C’est l’ensemble de ses actes qui le définit. L’homme existe d’abord et se définit ensuite. Certains thèmes de la philosophie de Sartre sont traités dans Huis clos comme la liberté, la mauvaise foi, autrui.

Développement

Résumé

La pièce est constituée d’un acte et de 5 scènes. Les 4 premières scènes sont relativement courtes, elles permettent d’introduire les 3 personnages principaux dans la pièce. La 5ème scène est la partie principale de la pièce.
Garcin, Inès et Estelle sont morts, ils se retrouvent en enfer. Ici, l’enfer est représenté par un hôtel avec des couloirs à l’infini.

Scène 1 : Un garçon d’étage introduit Joseph Garcin dans un salon style Second Empire avec comme seul mobilier trois canapés, un bronze Barbedienne et un coupe-papier. L’enfer ne ressemble pas du tout à l’idée que Garcin s’en faisait, il s’attendait à trouver des machines de tortures.

Scène 2 : Garcin se retrouve seul. Il panique et essaie de sonner le garçon mais la sonnette ne fonctionne pas.

Scène 3 : le garçon réapparaît et introduit Inès Serrano. Inès cherche Florence et croit que Garcin est son bourreau. Garcin lui explique qu’il ne sait pas qui est Florence et qu’ils sont « logés à la même enseigne ». (Florence = petite amie de Inès)

Scène 4 : le garçon revient une dernière fois pour introduire le dernier personnage, Estelle Rigault. Garcin lui explique leur situation mais Estelle ne fait pas face à la réalité, elle préfère se préoccuper de la couleur des canapés.

Scène 5 : Inès comprend vite que dans cette enfer il n’y a pas de souffrance physique mais que chacun sera bourreau pour les 2 autres. Garcin préfère s’isoler pour ne pas devenir un bourreau pour Inès et Estelle mais il ne peut pas supporter les discussions des 2 femmes alors il se dévoile et avoue avoir trompé sa femme. Inès explique ensuite qu’elle est lesbienne et qu’elle est méchante car elle a besoin de la souffrance des autres pour être heureuse. Garcin et Inès se mettent alors contre Estelle pour qu’elle avoue enfin qu’elle avait un amant, avec qui elle a eu un enfant qu’elle a ensuite jeté au lac. Estelle essaie de se réconforter auprès de Garcin mais celui-ci veut de la confiance et Inès se met toujours entre eux donc ce couple n’existera jamais. Estelle va tenter de tuer Inès avec le coupe-papier mais peut-on tuer un mort ? Les 3 personnages se rendent finalement compte qu’ils sont enfermés ici pour l’éternité.

Cette pièce est particulière car elle ne respecte pas les 3 unités du théâtre classique.

Temps : disparition des repères temporels (pas d’horloge, pas de fenêtre pour observer le soleil -> éternité)
Action : La pièce ne finit pas. En général une pièce fini en bien ou en mal mais celle-ci n’a pas de dénouement. Elle durera pour l’éternité. Le destin des personnages est déjà joué, ils n’ont plus d’avenir.

Lieu : oui (le salon)

Le lieu est important dans la pièce. Le lecteur est projeté dans un espace inconnu qui est censé être l’enfer alors que celui-ci n’a rien de ce qu’on peut imaginer d’un tel endroit. Le lecteur est dérouté.
En revanche, les objets présents sont inutiles. La sonnette ne fonctionne pas, le coupe-papier ne sert à rien puisqu’il n’y a pas de papier. Estelle essaiera de tuer Inès mais celle-ci est déjà morte. Les canapés permettent de s’asseoir mais en enfer on ne ressent pas la fatigue donc, à quoi bon s’asseoir ? et pour finir, le bronze Barbedienne qui n’est pas pus utile.
Aucun objet n’a de fonction. Ils deviennent donc étranges et inquiétants.

Personnages

Le garçon : le garçon est un personnage secondaire. Il apparaît seulement au début de la pièce pour introduire les personnages principaux.

Inès Serrano:

Inès était employée à la Poste. Elle est lesbienne et a séduit Florence. C’est cette dernière qui l’a asphyxiée par le gaz. Inès est très franche et elle voit la réalité en face, elle est lucide. Elle aime faire souffrir les autres, elle est sadique.

On peut décrire Garcin et Estelle de 2 manières différentes. La façon dont eux se perçoivent, ce qu’ils veulent montrer d’eux aux autres et ce qu’ils sont réellement.

Joseph Garcin :

Garcin vivait à Rio, il était rédacteur d’un journal pacifiste
Inventé : il pense être un héro
Réel : il est lâche, il a été fusillé pour avoir déserté.

Estelle Rigault :

Estelle est orpheline et pauvre. Elle a marié un vieillard riche.
Inventé : elle dit avoir un jour trouvé l’homme qu’elle devait aimer mais y avoir renoncé.
Réel : Elle a eu un enfant de son amant qu’elle a ensuite tué pour éviter le scandale. Son amant s’est suicidé. Elle est narcissique, le miroir lui manque, elle a besoin de se voir pour être sûre de sa beauté. Elle est superficielle.

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Maya


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Thèmes

La mauvaise foi :

Les personnages n’arrivent pas à assumer leur vie. Ils refusent d’admettre qu’ils ont fait mauvais usage de leur liberté. Ils pouvaient modifier leurs actes par d’autres actes alors que maintenant qu’ils sont en enfer, ils ont perdu leur liberté. Il essaient de reconstruire une image satisfaisante d’eux-mêmes en niant ou en interprétant les événements passés. C’est absurde car ils ont perdus la possibilité de modifier leur existence. En mentant sur leurs actes, les personnages font preuve de mauvaise foi : en particulier Estelle et Garcin. Ils ne veulent pas se montrer tels qu’ils sont, ils se mentent à eux-mêmes et aux autres, ils n’arrivent pas à s’avouer qu’ils ont commis une erreur.

Garcin pense qu’il est un héros et qu’il s’est sacrifié. Il raconte son histoire de manière héroïque alors qu’en fait il n’est qu’un lâche qui a déserté. Il a trahi son idéal pacifiste en tentant de s’échapper alors il compense sa lâcheté en trompant ouvertement sa femme et en la faisant souffrir.

Estelle dit qu’elle a dû marier un homme riche car son frère était malade et qu’un jour elle a rencontré l’homme qu’elle devait (pas le choix, destin) aimer mais qu’elle a refusé de s’enfuir avec. En réalité elle a fait un enfant avec cet homme qu’elle a ensuite tué et son amant s’est suicidé. Tous comme Garcin, Estelle fait croire qu’elle s’est sacrifiée, elle se place en victime.

Les autres :

En disant « l’enfer, c’est les autres », Sartre n’a pas voulu dire que les rapports avec les autres sont toujours mauvais, comme on pourrait le penser, mais que si les rapports avec l’autre sont mauvais, l’autre est forcément l’enfer car, dans le fond, les autres sont ce qu’il y a de plus important pour nous. Quand nous voulons nous juger, nous utilisons forcément les connaissances que les autres ont de nous. On est en enfer lorsque l’on dépend du jugement d’autrui.
Dans cette pièce, la présence des autres personnages est inévitable et ennuyeuse pour chacun. Ils ne se connaissent pas et ne sont pas faits pour s’entendre : c’est pour cette raison qu’ils sont rassemblés. Ils n’ont aucun moyen de se cacher ou d’échapper au regard des autres. Ils ne peuvent pas se reposer dans le sommeil car ils ne peuvent pas dormir. La lumière est toujours allumée et ils ne peuvent pas fermer les paupières. Ils n’ont pas de miroir pour se voir, ils doivent se regarder à travers les autres. Ils ont chacun besoin des autres mais ils essaient pourtant de se cacher car chacun veut savoir les crimes des autres. Chacun des personnages à un pouvoir sur les autres, chacun est bourreau des deux autres. Inès a un pouvoir sur Garcin car elle le traite de lâche et Garcin n’aime pas ça. Garcin et Estelle ont un pouvoir sur Inès car celle-ci ne supporte pas de les voir s’embrasser. Garcin a un pouvoir sur Estelle car celle-ci a besoin de Garcin pour se sentir belle à travers ses yeux. Mais, malgré tout cela, ils sont inséparables. Quand la porte s’ouvre enfin et qu’ils pourraient s’enfuir, personne ne part. Chaque personnage a besoin des autres. Garcin a besoin d’Inès, de son respect, son but devient de lui faire dire qu’il n’est pas lâche. Estelle, quand elle remarque qu’elle n’a pas de miroir, a besoin du regard des autres pour affirmer sa beauté car c’est une femme coquette. Et Inès a besoin de la souffrance des autres. L’enfer que peint Sartre est différent de celui que l’on imagine. Il n’y a pas de souffrance physique, seulement la souffrance psychologique affligée par les autres.

En préambule à l'enregistrement phonographique de la pièce en 1965, Sartre dit : « Les autres sont au fond ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes pour notre propre connaissance de nous-mêmes ».

Analyse

Situation :

Ce passage se situe au début de la scène 5. Les trois personnages se questionnent sur la raison pour laquelle ils ont étés mis ensemble. Inès veut savoir ce qu’Estelle et Garcin ont fait pour être envoyés en enfer mais aucun n’avoue pas leurs réels tords. Ils veulent faire penser qu’ils ont bien agis et qu’ils se sont sacrifiés pour une cause.

Vocabulaire :

l.5 damner : condamner aux peines de l’enfer
l.25 bourreau : personne qui martyrise quelqu’un physiquement ou moralement
l.37 parade : réponse défensive à un coup
les personnages utilisent un vocabulaire familier, on remarque que le langage des personnages se dégrade. Au début ils sont polis et se vousoient mais au final ils se tutoient et se parlent comme s’ils se connaissaient depuis longtemps.

Division :

l. 1-15 Inès agace Estelle et Garcin
l. 16-32 Inès comprends pourquoi ils sont ensemble
l. 33-49 Garcin trouve une solution pour que personne ne souffre

Analyse :

Axe : la torture et la domination d’Inès

L.1-2 Inès n’est pas dupe, elle voit bien qu’Estelle et Garcin ne dise pas la vérité

Estelle est superficielle et simple, l.3,7,9-10 elle ne veut pas voir la réalité en face, elle ne peut pas s’avouer à elle-même qu’elle a fait une erreur et qu’elle est maintenant en enfer. Elle préfère ne rien entendre et ne pas accepter.

Inès est lucide, c’est la première qui comprend leur situation. Elle assume sa faute, elle n’essaie pas de se cacher derrière des mensonges. Elle voit que Garcin et Estelle ne veulent pas dire ce qu’ils ont fait et elle le dit elle-même, elle a besoin de la souffrance des autres pour exister, alors, elle va les provoquer, les torturer pour qu’ils avouent.
l.8, 11-15 sainte : Estelle dit qu’elle s’est sacrifiée pour son frère en mariant un homme riche
Héro : Garcin pense qu’il s’est sacrifié pour son pays
l.17 Inès dit : « j’a compris, je sais »
l.33-34 elle comprend qu’il n’y a pas de bourreau mais qu’ils sont bourreau chacun pour les 2 autres.

Enumération de mots se rattachant à l’enfer, à la souffrance : l.4 assassin, enfer l.8 en enfer, damnés l.11 damnée l.13 souffert l.14 mort l.26 bourreau l.33 bourreau l.35 bourreau l.36 mal
-> répétition du mot damné : Inès insister sur le mot damné pour faire du mal à Estelle et Garcin
-> répétition du mot bourreau : Inès a compris que le bourreau c’est chacun pour les 2 autres et essaie de le faire comprendre à Estelle et Garcin. Elle entre dans le jeu, elle est bourreau pour Garcin et Estelle à ce moment-là

Champs lexical du silence : l.7 taisez-vous l.9 taisez-vous, voulez-vous vous taire l.16 vous vous tairez ? l.39 silence, pas un mot l.42 sans parler l.43 il faut que je me taise ? l.44 se taire
Garcin n’est pas d’accord avec Inès, il ne veut pas être le bourreau des deux autres, il préfère s’isoler et que personne ne parle plus afin qu’aucun ne puisse faire souffrir les autres. Inès et Estelle acceptent de ne plus parler mais ça ne va pas durer car elles vont rapidement parler.

Enumération de mots se rattachant à l’isolement : l.37-38 chacun dans son coin l.45 regarder en soi, ne jamais lever la tête
Garcin veut éviter tout contact (visuel, parole, etc.)

On peut se demander si Garcin essaie seulement de ne pas être bourreau pour les autres ou s’il fait ça pour ne pas avoir à dire ce qu’il a fait.

Conclusion :

Ce passage est important car c’est dès ce moment que les personnages comprennent leur situation. Inès qui est lucide le dit clairement et Estelle et Garcin font semblant de ne pas comprendre, ils ne veulent pas accepter qu’ils aient fait une faute et qu’ils se retrouvent en enfer.

Conclusion

La morale du livre est clairement énoncée à la fin de la pièce. Garcin dit : «Alors, c’est ça l’enfer. Je n’aurais jamais cru... Vous vous rappelez : le souffre, le bûcher, le gril... Ah ! Quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l’enfer c’est les autres ». Avec Huis clos, Sartre démontre qu’il n'est pas nécessaire de descendre sous terre pour se trouver en enfer. Il nous montre un enfer que l’on peut trouver sur terre. Dans Huis Clos les personnages constituent chacun l'enfer des autres. Sartre veut montrer que les autres sont à la fois insupportables et importants pour nous. Ils sont insupportables car ils nous jugent mais on a besoin de leur jugement pour s’identifier.

Débat

Que pensez-vous de la phrase « l’enfer c’est les autres » ? Est-ce que cette phrase peut vraiment s’appliquer à tout le monde, même aux gens qu’on aime ?

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